L'isolation du sol
Pour les sols, il faut non seulement tenir compte des bruits aériens, mais aussi des bruits de contact. En fonction de la constitution du plancher, plusieurs solutions se présentent.
Planchers en bois
En raison de leur masse, les planchers en béton obtiennent un bon score sur le plan de l'isolation acoustique aux bruits aériens. Avec un plancher flottant, l'isolation aux bruits de contact est également meilleure. Les planchers en bois par contre souffrent aussi bien des bruits aériens que des bruits d'impact. Pour pallier ces inconvénients, il faut travailler en trois couches.
Sur la structure portante, il y a lieu de poser un plancher flottant. Sous la structure, il faut ensuite prévoir un faux-plafond, totalement indépendant de la structure. A cet effet, on pose sur toute la largeur de la pièce, un lattage en métal qui n'est pas relié à la structure du plancher. Ce lattage peut être suspendu aux profilés métalliques vissés dans les murs mais peut aussi être fixé à l'aide de colliers de suspension spéciaux qui sont fixés aux poutres existantes. On évite ainsi la création d'un pont acoustique avec le plancher existant. La structure est ensuite recouverte de deux couches de plaques de plâtre tandis que l'espace entre le faux-plafond et le plancher est rempli de laine de verre ou de mousse de PU à structure cellulaire ouverte. Il est important de ne pas oublier l'isolation périphérique et de veiller à ce que la couche de finition soit parfaitement étanche à l'air. La perforation du plafond pour l'intégration de spots, par exemple, a une influence néfaste.
Sols en béton lors d'une construction
Les bruits de contact sont amortis par le système masse-ressort-masse. Lorsqu'un impact parvient sur la dalle supérieure (l'aire de foulée), par exemple des pas ou des chaises qu'on glisse, elle se met à vibrer. Lorsque cette dalle vibrante est reliée à la dalle inférieure à l'aide d'un ressort, la dalle inférieure vibrera très peu et le bruit ne sera pas communiqué à la pièce située en dessous.
Cette solution peut être réalisée à l'aide d'un plancher flottant. Celui-ci se compose, du bas vers le haut, d'une construction portante, d'une couche d'égalisation (contenant les conduites), d'une isolation contre les vibrations et d'une chape de 6 à 8 cm d'épaisseur. Les caractéristiques acoustiques de l'isolation amortissante sont testées en laboratoire et caractérisées par le coefficient d'amélioration aux bruits de chocs DLw (plus la valeur est élevée, plus le résultat est bon). Il existe sur le marché un grand nombre de produits qui amortissent les vibrations. Pour obtenir un confort acoustique normal, il faut que DLw soit supérieur à 22 dB.
Sols en béton lors d'une rénovation
En général, un sol en béton protège assez bien contre les bruits aériens. C'est une conséquence directe de la loi de masse. Mais l'isolation aux bruits de contact risque d'être problématique, même en présence d'un plancher flottant. Il y a plusieurs causes à cela :
- la couche qui est destinée à amortir les vibrations est réalisée avec un produit trop rigide
- il y a des points de contact entre la structure du plancher et la chape, pour les raisons suivantes par exemple :
- on n'a pas prévu un joint souple entre la plinthe et la surface du sol, mais un joint dur
- le produit amortissant les vibrations a été perforé (par des clous)
- les matelas d'isolation utilisés ne sont pas posés avec un recouvrement suffisant.
Pour résoudre ce problème, il ne reste qu'à poser un nouveau plancher flottant. Cela peut se réaliser en appliquant sur le plancher existant une nouvelle construction flottante à sec. Ce type de plancher est commercialisé sous la forme de panneaux (par ex. des panneaux plâtre renforcés par des fibres et recouverts sur leur face inférieure d'une couche antivibratoire). Une alternative est bien évidemment de démonter le faux-plancher et de le reconstruire.
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